Le passage Hellweg

Publié le par Capitale européenne de la culture 2010

Au nord de la route très emprunté B1/A40, se trouve le passage Hellweg. Avec un trafic de 100.000 véhicules par heure, la « Ruhrschnellweg » (Voie rapide de la Ruhr), longue de 70 kilomètres, détient le record tristement célèbre des autoroutes allemandes.

La voie rapide de la Ruhr est l’expression vivante du mouvement de transit qui imprègne la Ruhr depuis l’antiquité : en temps que « via regis », en tant que « Hellweg » (« Hell » est un mot ancien signifiant « sel », ce qui correspondrait à « route du sel »), en tant que route commerciale entre Bruges (Belgique) et Novgorod (Russie). L’histoire prête au Hellweg une signification particulière dans le développement de la région et de ses villes, ainsi qu’un rôle identificatoire aux hommes. Les routes ne relient pas simplement les destinations de voyage, et d’acheminement des marchandises. Elles relient les hommes, les idées, les cultures. Les premières rencontres avec les cultures étrangères eurent lieux sur le Hellweg. Avec l’arrivée de l’ère industrielle, au 19e siècle, les villes connurent une expansion allant bien au-delà des centres moyenâgeux, et devinrent les grandes villes de la zone Hellweg, en absorbant les villages et les cités minières : c’est le cas de Duisburg, Mülheim an der Ruhr, Essen, Bochum et Dortmund. Des marques différentes, des tempéraments différents. Flash-back sur un 20e siècle fatidique : essor industriel, « armement de l’empire », destructions guerrières, « miracle économique », crise du charbon, promesse de Willy Brandt d’un « ciel bleu sur la Ruhr ». Tout au long du Hellweg, commençât le tournant (Wandel) alors que les premiers puits fermaient et que les universités de Duisburg, Essen, Bochum et Dortmund voyaient le jour.  

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